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Clap de fin pour l’acte 3 du festival d’animation africain (CANIMAF)

Les rideaux sont tombés sur la 3e édition du CANIMAF le 19 octobre dernier à l’Institut Français du Cameroun de Yaoundé. Le festival qui s’est ouvert deux jours plus tôt a connu la participation de plusieurs professionnels et amateurs du cinéma d’animation du Cameroun et de  l’étranger, de nombreux cinéphiles et passionnés de l’animation.

Annonce by Byabo Image

Posted by Canimaf on Monday, October 14, 2019

La cérémonie de clôture du festival a été marquée par plusieurs faits majeurs, notamment la présentation de deux nouveaux projets de films d’animation par les porteurs desdits projets. Il s’agit de la diffusion des teasers des films « Mboa Matanda » co-réalisé par Théodore Ekane et Jules Kalla Eyango et « Le mystère de Waza », de Claye Edou. Pour ce qui est du 2e projet, le réalisateur de  « Minga et la cuillère cassée » a également dévoilé le casting de son nouveau film dans lequel on retrouve quelques visages connus du cinéma et du théâtre camerounais à l’instar de Daniel Ndo, Axel Abessolo, Jeanne Mbenti et Philippe Lontsi.

Après l’étape des bonnes nouvelles, s’en est suivie la séance de remise de prix aux films vainqueurs des différentes compétitions. Ainsi nous avons le prix du meilleur film d’animation africain qui est revenu au film ougandais « A Kalabanda ate my homework » de Raymond Malinga ; « 028 » de la France qui a remporté le prix du meilleur court métrage ; le prix du meilleur concept remis au film « Obsolescence » de l’espagnol Jesùs Martinez Tormo et le meilleur doublage attribué au film « I’m living in Ghana get me out there » de Comfort Arthur du Ghana.

La soirée de clôture du festival s’est achevée avec la projection du long métrage « Funan » du franco-cambodgien Denis Do. Dans ce film sorti en mars dernier, l’histoire portée à l’écran est celle du combat et de la survie de Chou, une jeune cambodgienne brusquement séparée de son fils de 4 ans durant la révolution Khmère rouge en 1975.

Visuel réalisé par le partenaire TN Management

Au sortir de la salle de spectacle de l’IFC, nous avons eu un bref échange avec Jerome Soffo Simo, le promoteur du CANIMAF qui est revenu sur les 3 jours qu’a duré le festival.

Quelle appréciation faites-vous de cette édition du CANIMAF ?

Ça s’est super bien passé sur le plan de la participation. On a reçu plein de monde comme d’habitude et on était heureux de se retrouver en famille, entre professionnels de et amoureux…Je peux dire que je suis assez satisfait. Il y a eu des petits problèmes d’organisation qu’il faut revoir pour pouvoir offrir une meilleure organisation pour les prochaines éditions.

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Qu’est ce qui a été le plus difficile pour organiser cette édition du festival ?

Le plus difficile c’est de réunir une équipe qui va pouvoir mener à bien l’organisation… Ce n’est pas un secret que je vais dévoiler, j’organise le festival pratiquement tout seul donc généralement on se retrouve uniquement pendant les réunions, ce qui fait qu’il est assez difficile de mettre sur pied une équipe pas parce qu’il y a pas la volonté mais parce que la plupart sont des gérants de studio. Ils n’ont pas toujours le temps donc c’est un peu comme un sacrifice que je fais parce que j’étais obligé de laisser la production. Ça fait déjà 4 ans que j’ai laissé la production parce que le festival m’occupe.

Cette année le CANIMAF a reçu un invité de marque, à savoir le sud-africain Nick Wilson. Comment ça s’est passé pour qu’il se retrouve au Cameroun pour cet événement ?

En fait c’est une longue histoire… On a eu plusieurs rendez-vous ratés à Annecy vu que j’ai programmé plusieurs voyages que j’ai annulés car je n’avais pas le soutien des autorités pour faire le voyage. Cette année après avoir raté la participation à Annecy j’ai proposé à l’Institut Français qui m’avait offert un billet d’avion de l’offrir à Nick qui abat pratiquement le même travail que je fais au niveau du Cameroun avec l’association « Tous Anime » mais plutôt sur le continent africain. Il voyage, il va partout où l’animation est en train d’émerger ; il est vraiment en train d’aider l’industrie à s’implanter pour que l’Afrique soit représentée dans cette industrie parce qu’actuellement elle ne représente qu’un pour cent de l’industrie de l’animation alors qu’on sait tous que c’est l’industrie la plus rentable après les jeux vidéo.

CANIMAF 2019: Nick Wilson lors de la rencontre avec les professionnels et amateurs de l’animation le 18 octobre/ (c) IFC

Actuellement il est le principal promoteur qui travaille en partenariat avec par exemple Cartoon network, Toon Boom et le festival d’Annecy, qui justement l’année prochaine va recevoir l’Afrique et c’est Nick qui coordonne ce travail et le Cameroun doit y être représenté. C’est une exigence d’être présent et je vais me battre pour pouvoir le faire et j’espère y aller avec les studios qui ont participé au festival.

Peut-on espérer revoir un film de vous après le CANIMAF car il faut le souligner vous êtes également réalisateur de films d’animation ?

Après le festival je vais me plonger dans mes projets séries TV d’animation et de long métrage. D’ici décembre ou début janvier vous pourrez avoir une bande-annonce de la série et du long métrage. Ce sera mon premier. J’ai déjà fait 3 courts métrages… Je vais me consacrer à cela ; je ne fais pas qu’organiser le festival je suis aussi producteur.

 

Colbie MEDJOM

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