Le Festival International de Films de Femmes Mis Me Binga s’est clôturé ce 30 Juin à Yaoundé. Lancé le 26 Juin dernier, le festival a une nouvelle fois servi de plateforme où les femmes du 7e art se sont retrouvées, exprimées et ont surtout mis en valeur leur talent artistique. Le rendez-vous s’est soldé par une remise de récompenses aux plus méritants en compétition officielle.

Le festival premier du genre dans la sous-région était rendu à sa 9e édition et a été particulièrement marqué par plusieurs activités toutes en rapport avec le cinéma fait par les femmes. Parmi elles, les projections des films en compétition officielle et hors compétition dont la sortie officielle de la nouvelle série « Mimi la bobonne » de Chantal Youdom et Francis Tene.

Une autre articulation importante du festival Mis Me Binga 2018 est la conférence qui a réuni autour de la même table cinéastes et Hommes de médias. Pendant deux jours, les femmes cinéastes se sont succédées dans la salle de conférence de la Fondation Tandeng Muna et ont échangé sur des sujets variés tels que le financement au cinéma, la distribution, la formation et le rôle de la presse local et sur le plan international.

Un point qui aura marqué plus d’un pendant ces rencontres professionnelles est l’intervention de Orgelle Kentsop (mami Ton) qui a fait une présentation sur sa « success story » au cinéma. C’est une dame pleine de vie et ouverte d’esprit qui a pris du plaisir à partager les ingrédients du succès de sa carrière qui compte à ce jour plusieurs films et séries. Au cours de sa présentation, Orgelle Kentsop s’est également confiée sur l’impact de ses rôles dans la vie réelle dont celui d’avoir été victime d’agression par des individus qui lui reprochaient sa casquette de « méchante » à l’écran ou encore la mise à l’écart de ses enfants dans leurs établissements scolaires à cause de ses rôles.

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Le dernier point au menu de ce festival a été la remise des prix aux lauréats de la compétition officielle qui a eu lieu à la soirée de clôture. Ainsi à l’issue des concertations du jury constitué de Cyrille Masso, Christa Eka et Césaire Mouté, le prix du « Binga d’or long métrage » a été décerné au film « Le silence de Lydie » d’Aissata Ouarma (Burkina Faso). Le film a été choisi pour la pertinence du thème, la maîtrise esthétique et technique et la question du pardon intergénérationnel. Le prix « Binga d’or du court métrage » quant à lui est revenu au film « Assia » de Malika Zaîry (Maroc) récompensé pour la promotion du vivre-ensemble, la lutte contre les violences et les extrémismes et la maîtrise technique, esthétique et du jeu d’acteur. Le camerounais Olivier Teko s’en sort avec le prix « He for she » pour son film « Benen guiss guiss » dont le sujet, le regard sur la thématique féminine, la parfaite maîtrise de l’esthétique et de la technique filmique et le personnage ont fait unanimité auprès du jury.

A la suite des récompenses des catégories en compétition, trois prix spéciaux ont été attribués, notamment le prix spécial du jury remis au film « Zone 3 » de Pascale Serra ; les mentions spéciales aux films « Le bleu blanc rouge de mes cheveux » de Josza Ajembe et « Le fruit défendu » de l’ivoirienne Dorcas Ahouan.

Après 4 jours d’intenses célébrations du cinéma fait par les femmes et sur les femmes, la 9e édition du Festival International de Films de Femmes Mis Me Binga tire sa révérence tout en prenant rendez-vous à la prochaine édition en 2019.

 

 

 

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