Simon William Kum, natif de Limbé dans le sud-ouest du pays, est arrivé au cinéma en arborant la casquette d’acteur. Chemin faisant, il a développé un intérêt pour la réalisation et c’est ainsi qu’il décida d’être devant et derrière la caméra.

Le réalisateur de « Me-na », « Sangouna », « Guerre des sexes » entre autres est avec nous aujourd’hui pour nous parler de son nouveau projet… Allons-y !

 

Simon William Kum, une machine à produire ? Sept projets de films et séries entre 2016 et 2020, quel est son secret ?

« Machine à produire, je pense que c’est trop dire.

En six ans dans la production et réalisation, je n’ai à mon actif que 5 longs métrages (Hunted-2016, Behind- 2017, Me-nah-2018, Sangouna-2019 et Sin-2020) et 2 séries (Echec et mat-2018 et Guerre des sexes saison 1 et 2). Comme vous pouvez voir c’est au max un projet par an, je pense que c’est raisonnable. Généralement je prends 3 mois pour préparer un long métrage, un mois pour tourner et 3 mois de post-production, donc je suis dans la norme. En plus mon plus grand secret dans la production c’est mon équipe technique depuis 5 ans et on fait du bon travail ».

 

Avec tous ces travaux on peut dire de Simon William Kum qu’il vit du cinéma ?

« Du début de ma carrière comme acteur, entre 2004 et 2014 on ne peut pas parler d’argent car nous étions dans une époque où l’acteur camerounais cherchait encore ses repères, la rémunération était quasi inexistante sauf pour ceux qui se battaient pour vendre leurs CD, DVD dans la rue.

Lorsque j’entre dans la production, j’ai eu la malchance de tomber sur des soi-disant coproducteurs et distributeurs qui n’étaient là que pour leurs intérêts… J’ai eu des films qui ont été diffusés sur des chaînes internationales et en streaming mais on n’a jamais pu avoir un retour sur investissement à cause de ces personnes de mauvaise foi… Depuis que nous avons acquis notre autonomie à travers Waves Production et Waves Distribution les choses semblent aller… Simon William Kum n’est pas riche mais vit du cinéma ».

 

Est-ce à dire que Waves est votre manière de vous venger des distributeurs véreux ?

« Waves est née de la frustration que nous avons eue avec nos anciens collaborateurs. Comme j’ai expliqué plus haut, ils faisaient tout pour s’enrichir au maximum sur nos produits. C’est pour combattre cette injustice que Waves Distribution a été créée : dans un premiers temps pour distribuer nos produits en interne et ceux des collègues par la suite dans une transparence absolue. Dieu merci les choses vont très bien».

 

L’année dernière dans le cadre du tournage de sa série « Guerre des sexes » nous avons eu vent d’une affaire vous opposant à l’actrice Marie Ines Ayonga et qui aurait été portée devant les autorités judiciaires. Qu’en est-il réellement ?

« Je ne commente pas les affaires en cours ou en justice. La justice camerounaise est lente mais le moment venu l’opinion nationale saura le verdict de cette histoire que nous ayons gain de cause ou pas. Il faut juste noter qu’à ce jour elle ne s’est jamais présentée à aucune des audiences malgré les convocations mais bon nous y reviendrons… »

 

OK revenons à l’essentiel … En début d’année vous vous êtes rendu dans certains pays d’Afrique de l’ouest, quel était le but de cette tournée ?

« Du 25 janvier au 10 février 2021, j’ai effectué au nom de la Waves Group Distribution une tournée dans trois pays ouest-africains : Côte d’Ivoire, Sénégal et Burkina Faso. L’objectif était la recherche de potentiels marchés pour les productions camerounaises.

Nous avons remarqué que le Cameroun, ces quatre dernières années a beaucoup produit des films et séries, qui malheureusement après diffusion en streaming disparaissent de la circulation, conclusion impossible pour le producteur de rentabiliser. Pourtant l’Afrique francophone regorge d’un marché de plus de 300 chaînes de télévision qui ne demandent qu’à consommer nos films. La question est pourquoi ne parvenons-nous pas à vendre nos films chez ces diffuseurs ?

Alors, Waves étant une structure panafricaine, nous avons décidé d’aller vers ces télévisions leur présenter notre catalogue… Pour les nouvelles à venir, nous avons pu avoir des accords avec certains d’entre elles et autres distributeurs d’Afrique de l’Ouest et dans les mois à venir, beaucoup de bonnes nouvelles pour les producteurs 237 qui nous ont fait confiance.

Nous ne pouvons que demander à ceux qui sont hésitants ou qui ont été victimes de l’arnaque des distributeurs de nous faire confiance ».

 

BONUS : Qu’est ce qui est prévu pour la suite ?

Maintenant que Waves Distribution est là nous ne pouvons que multiplier les productions internes, ainsi que quelques co-productions dans les années à venir, surtout continuer à étendre notre réseau de distribution partout dans le monde et rendre heureux le producteur camerounais.

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