C’est une première pour la partie septentrionale du Cameroun d’abriter un festival dédié au 7e art camerounais. En effet du 20 au 24 Septembre 2018 aura lieu le tout premier Festival International Sahélien du Film (FISF). Pour cette édition inaugurale, c’est la ville de Maroua dans la région de l’Extrême-Nord qui a été choisie pour accueillir les activités du festival. Ainsi les activités vont se dérouler dans la localité de Domayo dont le complexe sportif servira de cadre pour le village du festival.

Principale victime de l’insurrection de la secte islamique boko-haram depuis plusieurs années, la ville de Maroua n’avait pas été sous le feu des projecteurs de la plus belle des manières depuis un bon bout. La guerre ayant affecté cette partie du pays, a par la même occasion impacté sur le développement de plusieurs secteurs d’activités parmi lesquels le cinéma. Ce qui a causé une rupture entre les cinéphiles et les cinéastes, faisant du cinéma local un art peu connu du public de ce côté-là.

Le contexte situé, l’Association Culturelle des Artistes et Techniciens du Sahel s’est donné pour mission d’apporter sa contribution pour remédier à la situation et l’un des canaux d’expression choisis est le Festival International Sahélien du Film. D’autre part, au-delà de promouvoir et valoriser les productions des cinéastes amateurs locaux, favoriser les échanges entre amateurs locaux et professionnels d’ici et d’ailleurs et mettre en avant les atouts touristiques de la région de l’Extrême-Nord, ce festival arrive comme une source de réconfort pour les populations qui ont vécu des situations d’insécurité et de frustration pendant plusieurs années.

Ainsi le thème qui accompagnera cette édition est « Peace by screen » (la paix à travers les écrans). Pour les organisateurs conduits par Zouyane Esther, « ce thème arrive à point nommé en ce qui concerne la médiation et la résolution des conflits issus de l’aspect humanitaire et de la migration des droits de l’Homme». Pour faire passer le message, l’organisation a opté pour une programmation de films qui vont dans ce sens, à savoir «Une saison en France» de Mahamat Saleh Haroun et «Un réfugié à Mora» de Nkwelle Lawrence.

En plus des projections de film, il est prévu plusieurs autres activités au cours du festival, parmi lesquelles des conférences et débats sur «la lutte et prévention de l’extrémisme violent», « l’implication de la société civile dans la résolution des conflits » ; des ateliers de formation sur l’écriture du scénario, le maquillage FX au cinéma et en télévision (avec Merveille Akamba); des prestations musicales; des défilés de mode et la très attendue remise des prix à la soirée de clôture du festival.

Pour ce qui est de la compétition officielle du premier Festival International Sahélien du Film,  21 films au total ont été sélectionnés et repartis dans trois catégories : « Court métrage », « Long métrage » et «Films documentaire ». A partir de cette sélection, l’on peut faire le constat selon lequel la plupart  des productions nominées sont camerounaises. Toutefois, le cinéma amateur n’est pas en reste puisqu’il est prévu une catégorie réservée uniquement aux « Films amateurs » avec 8 films nominés.

L’Association Culturelle des Artistes et Techniciens du Sahel est un groupe de passionnés d’art basé à Ngaoundéré dans la région de l’Adamaoua qui œuvre depuis Avril 2010 à pérenniser la culture et à développer les talents des uns et des autres. Dans l’exercice de ses fonctions, elle développe aussi des actions pédagogiques à destination des scolaires.

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