C’est une première réussie pour la Journée du Jeune Cinéaste Camerounaise(JJC) qui a eu lieu ce 10 février 2018 à Yaoundé dans les locaux de la bibliothèque de lecture publique (CLAC) de Mimboman. L’événement qui était à sa toute première édition a été favorablement accueilli par le public composé de cinéastes, hommes de médias et cinéphiles venus nombreux y prendre part.

« L’événement est une très bonne initiative qu’il faut encourager et pérenniser. En tant que jeune cinéaste ça nous interpelle parcequ’on a besoin d’une plateforme jeune pour pouvoir se parler, se dire la vérité et travailler dans un contexte d’apprentissage et de rayonnement de notre art » Franck Thierry LEA MALLE (réalisateur).

 

« Je suis très émue par l’initiative… L’originalité de cette plateforme c’est qu’en plus des films qu’on projette et qui sont censé mettre en lumière des réalisateurs, les jeunes s’arrêtent, réfléchissent et émettent des idées pour le cinéma camerounais » Jacobin YARRO (Acteur, comédien et metteur en scène).

Comme l’indiquait le chronogramme des activités, la Journée du Jeune Cinéaste s’est ouverte par un atelier ouvert aux touts petits sur le film d’animation. Pendant près de 4 heures, les plus jeunes sous la conduite et supervision du photographe Darius Dada ont reçu des techniques, connaissances et autres aptitudes sur la peinture et le décor qui sont d’après ce dernier une étape ultime dans le processus de l’animation.

Une journée riche en activités aussi bien pour les grands que pour les plus petits qui s’est enchaînée par la première vague des projections. Cette première partie de projections était constituée essentiellement de courts métrages parmi lesquels : Héritage, Nina je suis ton bourreau, I’m Fakeh, So be it… Des projections qui n’ont pas laissé les cinéphiles et cinéastes présents en salle indifférents.

Les premières projections terminées, c’était au tour du point essentiel de la journée, à savoir la conférence-débat sur le thème « Jeunesse et rayonnement du cinéma camerounais » modérée par Marie Nadège Tsogo, enseignante à l’université de Yaoundé 1-Ngoa-Ekelle. Autour d’elle se trouvaient la promotrice du festival de femmes Evodie Ngueyeli, le Dr Longin Eloundou, l’actrice Blanche Bana et le réalisateur Lea Malle Frank qui pendant deux heures ont partagé avec le public leurs avis ainsi que la vision et les ambitions pour le 7e art camerounais plus rayonnant. A la suite de ces échanges passionnés, le public n’a pas manqué de poser quelques questions en rapport avec ce qui venait d’être dit. A côte, Jacobin Yarro a également apporté sa contribution en invitant la nouvelle génération de cinéastes à plus d’ardeur au travail et aux réflexions pour faire valoir leurs droits partout où sera nécessaire.

La Journée du Jeune Cinéaste était également l’occasion rêvée pour la découverte des productions en exclusivité, car le public a eu le privilège d’assister à la toute première projection du film Times de HTB Kollekshon au Cameroun. Venu spécialement de Douala, le jeune réalisateur Alphonse Ntep a pu recevoir les premières impressions sur son film Surprise, la Journée du Jeune Cinéaste ayant servi de cadre pour l’avant-première du film qui venait d’achever sa phase de post production.

La Journée du Jeune Cinéaste a été un défi relevé haut la main par l’équipe organisationnelle menée par Maimounatou Bourzaka qui a déclaré être satisfaite de la forte mobilisation et entend faire de cette journée un événement national.

« On a tellement d’idées et de projets pour le cinéma camerounais mais en ce qui concerne la Journée du Jeune Cinéaste camerounais, d’après les sollicitations de plusieurs internautes et cinéastes du côté de Douala et des autres villes du Cameroun, on va essayer de faire le déplacement ; on n’est pas sûr que ça se tiendra encore à Yaoundé… On va maintenir le rythme annuel après on verra. » Maimounatou Bourzaka (promotrice CinéCamer).

 

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