Il est très difficile voire même impossible d’obtenir une réponse certaine et exacte sur la connaissance du secteur sculptural au Cameroun et pour cause c’est un métier quasi-inerte qui reste coincé dans les oubliettes d’une culture pseudo-effective qui n’a curieusement pour composants les seuls arts de la musique et du cinéma.

Pourtant il est plus que connu que la culture est un ensemble minutieusement constitué des 9 arts dont la sculpture ; alors d’où vient-il que dans un pays comme le Cameroun connu pour sa qualité légendaire de socle culturel super diversifié ne soit pas en même de mettre un visage sut l’un des arts connu au-devant du monde pour sa capacité unique à captiver l’attention et le sourire? Eh bien les réponses sont un mystère pour plus d’une personne.

A cet effet, nous sommes allés à la rencontre d’un maître dans l’art déniché a l’Ouest Cameroun en la personne d’Albert Crispin WOUEFANG TAGNE, connu dans cette localité pour la qualité de son labeur devenu l’une des cibles les plus importantes des visiteurs locaux et internationaux.

Cependant, après quelques investigations on serait tenté de d’évoquer quelques raisons qui peuvent justifier la vulgarisation at popularité de ce 2e art qu’est la sculpture. Il y a dans un premier temps l’ignorance du public qui est considéré comme le premier consommateur des œuvres sculpturales. La sculpture est tout d’abord connue comme un art de reproduction, de recréation et une police de conservation, car elle permet d’assurer la pérennité d’un héritage traditionnel à travers le bois, qui est la pièce maîtresse de travail.

Autrefois, elle permettait aux chefs et aux souverains de conserver certaines informations et secrets, et peu à peu avec l’évolution du monde, elle aussi s’est réorientée dans les représentations honorables qui consistaient à tailler les figures et images des rois, des souverains dans du bois ou d’autres matières en hommage à leurs services et sacrifices pour leur peuple.

Le manque de visibilité effective peut également constituer une cause. La sculpture locale peine à se faire un nom parce qu’elle reste encore drapée par un manque de volonté de la part des pouvoirs publics. Combien de conservatoires sculpturaux sont construits sur le territoire national? Combien de musés sont dédiés a cet art comme c’est le cas sous d’autres cieux? Ya-t-il une journée spéciale consacrée à des expositions d’œuvres sculpturales ? A ce niveau les réponses tardent à surgir car l’art de la sculpture a encore du chemin.

En plus du manque de visibilité s’ajoute également l’absence des fonds et des institutions de soutien qui pourraient permettre l’essor de cet art. Cette question semble la plus capitale dans la mesure où l’artiste a besoin de montrer, exhiber et exposer  son génie au public et en retour doit pouvoir vivre de son art, d’où la nécessité d’être prise en charge.

La culture est une partie de l’histoire d’un peuple pour ne pas dire la partie la plus essentielle, et pour cela elle a besoin d’être transmise sur des supports  de vérité qui reflètent l’exactitude de l’histoire. Aussi il est plus que nécessaire de former les élus afin de s’assurer de l’effectivité du but escompté. Voilà en fait pourquoi il serait profitable pour la nation de mettre sur pieds des institutions de formation aussi bien dans le secteur de la sculpture que n’importe quel autre art.

Raphael DJINTEK ©

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