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Landry Mbassi: Que retenir du Douala Art Fair?

Du 1er au 3 juin dernier a eu lieu la toute première édition de la foire d’art contemporain et du design Douala Art Fair. Pendant ces jours, les artistes d’art plastiques et du design sélectionnés ont présenté au public venu nombreux leurs différentes oeuvres artistiques. Quelques jours après le Douala Art Fair, le commissaire Landry Mbassi a laissé un laissé un message sur sa page Facebook qui fait office de compte rendu de l’événement.

“Le rideau est tombé sur la première édition de Douala Art Fair, acte 1. Ouf!!! C’est un sentiment de soulagement qui m’anime (pas au sens de l’effet que nous ferait un exploit accompli, mais simplement parce que j’ai bien cru que le temps s’était arrêté depuis que le compte à rebours martelait dans mon esprit, l’approche de cette échéance). Comment ne pas se sentir un tantinet sorcier au sortir d’une telle épreuve? Ou alors, comment ne pas avoir l’impression farouche que rien, mais alors rien du tout, n’arrive par hasard. Que tout est lié. Et que notre commune énergie ne tient qu’à un fil.

Le challenge était haut. Il convient de le relever ici. Haut en couleurs, en formes et of course, en émotions. J’aimerais remercier les artistes qui ont une fois encore, su jouer le jeu. C’est grâce à vous que ce défi a été relevé. Ajarb Bernard, Barthélémy Toguo, Béatrice Yougang, Boris Anje, Christian Djomani, ÉmileYoumbi, Hako Hankson, Hervé Yamguen, YoumbiJean David NkotJean-Jacques KantéJean Michel Dissake Dissake, Rodrigue Mbock, Salifou Lindou, Sarah Dauphiné Tchouatcha, Tally Mbok, Yvon Ngassam, Koko Komegne, Marc Padeu, Wilfried Nakeu. C’est grâce au souffle que vous communiquez à vos oeuvres que ce genre d’initiatives prennent tout leur sens. Sans cette envie de dire votre intérieur au monde, sans votre abnégation et détermination, l’art n’aurait pas de place ici. Je vous dois des médailles (celles que l’on porte au niveau du coeur et non autour du cou). Je m’incline face à votre grandeur. Ne baissez pas la garde!

Douala Art Fair 2018 photo de famille/ DR

Faut-il faire un bilan ? Il me semble que non. Il s’agissait d’une édition “zéro”. On pourrait presque dire, une édition “draft”. Il serait plus approprié de parler synthèse, de regard rétrospectif. Afin de mieux envisager les échéances à venir. Les bilans, à mon sens, appartiennent aux évènements dont les assises en termes de déploiement dans l’espace et le temps, sont plus ou moins confirmées. Tirer simplement des leçons des manquements de cette première édition et avancer avec la conviction qu’un tel événement culturel a certainement sa place dans le tissu autant social qu’économique de ce beau pays (pétri de talents).

C’est tout le vœu que je formule à l’endroit de cette jeune et sacrée équipe, réunie autour de Diane Audrey Ngako. Une équipe qui s’est soutenue jusqu’au bout. En prenant appui sur les atouts des uns et des autres. C’est certainement l’occasion de lui témoigner ma reconnaissance. Louise Abomba, ton énergie est une véritable catapulte. Viviane Maghela, keep on pushing. One day-one day, you’ll catch the moon. Lise Toya, tu es à l’orée d’une belle aventure avec Omenkart. Tu as encore de belles années d’apprentissage devant toi. Ton ouverture et ta dévotion t’y conduiront. Travailler avec les artistes peut s’avérer éprouvant (c’est un boulot qui réclame de la passion et un certain engouement), mais je suis convaincu que tu t’y accomoderas. A Gilles Ngateu, à Patrick Ngouana (mon assistant sûr-sûr), Gabriella Badjeck (tu carbures à quoi ma Gaby, certainement pas à l’eau! Big up pour ton dévouement), Cassandra Bella (still on the way but, one step at a time), Grace Dorothée Tong, William B (force et bravoure à vous!); à Jean Claude (caissons et cloisons) et son assistant, à Alain et à toute l’équipe de démontage. Et à toutes les mains qui se sont retrouvées impliquées dans cet ouvrage collectif, je vous dis Merci.

Je voudrais spécialement remercier la Princesse Marilyn Douala-Bell pour son soutien. Sans oublier bien-sûr, Marème Malong (Galerie Mam), Germain Loumpet et Joseph Owona Ntsama pour leurs contributions lors des échanges qui ont meublé les talks.

Nous l’avons fait. Peut-être à la manière des camerounais (que nous sommes). Mais nous l’avons fait quand même. Le plus important, si l’on est conscient, c’est de regarder ENSEMBLE vers l’avenir. Pour chuter, je voudrais faire mienne, cette expression d’une dame dont j’admire beaucoup le travail : ” Il y a de la place pour tous, à l’échelle de chacun “.

Bonne semaine à tous”.

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La rédaction

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