You cannot copy content of this page

Mink’s : « Je suis fier de ma signature avec Universal Music Africa… »

Comme promis nous vous livrons l’entretien que nous avons récemment eu avec le rappeur camerounais Mink’s lors de son passage à Yaoundé pour la promotion de son nouveau single « Officialisé ». De son vrai nom Stephane Franck Minkada, Mink’s nous a entretenu sur son nouveau projet, ainsi que sur ses prochaines réalisations et même livré quelques confidences sur sa vie.

Mink’s peut-il nous parler de son actualité ?

Voilà si je suis devant vous aujourd’hui c’est pour vous faire part de mon dernier titre « Officialisé » qui est sorti il y a pratiquement un mois déjà.

Pourquoi « Officialisé » ?

« Officialisé » parce que je voudrai encourager mes frères à officialiser… C’est-à-dire quitter d’un point A pour un point B ; quitter le seuil du « viens on reste » pour passer à la dot et pourquoi pas au final au mariage. Je me suis rendu compte qu’au final c’est à croire que le véritable amour n’existe plus pourtant il y a encore des personnes capables d’aimer d’un amour sincère. C’est ce que j’ai voulu prôner dans le titre « officialisé ».

Est-ce que Mink’s lui-même cherche à « officialisé » quelqu’une ?

Pour le moment pas encore… En fait je me base juste sur ce que je constate dans mon entourage. J’ai voulu faire un petit truc dessus pour essayer de sensibiliser les personnes qui refusent d’officialiser leurs partenaires.

En dehors de cette actualité y a-t-il autre chose de prévu ?

Oui une tournée est prévue en fin d’année. Déjà je serai du côté d’Istanbul ce mois de novembre. Ensuite j’ai mon album qui sortira à la fin du mois de novembre. Pour le moment c’est l’actualité principale en ce qui me concerne.

Un album de combien de titres ?

Un album de 12 titres. C’est un album riche en mélodies. J’ai essayé de prendre un peu de tout pour faire un bon petit cocktail.

Revenons sur votre single « officialisé » où vous invitez les hommes à franchir le pas du mariage. Pour vous quels sont les critères de la femme parfaite ?

La femme parfaite c’est au feeling. Ça dépend des personnes, pour moi il faudrait déjà que c’est une femme qui sache m’écouter ; qui connaisse mes défauts, mes qualités ; simple ; ouverte d’esprit… Bref il y a beaucoup de paramètres qui rentrent en jeu.

Mink’s est-il prédisposé à épouser une star comme lui ?

Oui. C’est un être-humain comme tout le monde. Rien n’est impossible.

Ceci nous fait penser à votre collaboration avec Blanche Bailly sur le titre « Mimbayeur » où dans le clip vous avez échangé un baiser et ce qui a par la suite fait couler beaucoup de salive. Parlez-nous de cette aventure.

Avec Blanche c’était professionnel. Elle m’a contacté normalement, elle est passée par mon manager et on est entré en contact. Elle m’a fait part de son projet et qu’elle voudrait qu’on fasse un morceau, elle m’a expliqué dans les moindres détails ce dont elle avait besoin, notamment la fameuse scène de baiser et autre. Je me suis dit « ouais pourquoi pas. Les camerounais en particulier aiment ça, on va essayer de faire et voir ce que ça va donner ». C’est comme ça qu’on s’est lancé, on a commencé à écrire le titre ; elle a fait sa partie elle m’a envoyé, j’ai écouté, j’ai écrit mes parties. Au moment du clip on a fait exactement ce qu’on s’était dit et après la vidéo c’est devenu ce que c’est devenu. C’est un plus pour nous deux.

Après la vidéo il y a eu une rumeur selon laquelle vous avez eu des problèmes avec votre petite amie. Est-ce vrai ou une intox ?

Oui c’est vrai on a eu des petits soucis mais déjà il y avait un problème en amont. Puisqu’elle était avec moi et savait que je suis artiste… Normalement quand tu es un artiste tu es un acteur en même temps, il y a des scènes qu’on va te demander de faire… C’est comme ça que je gagne ma vie donc elle savait déjà ça. Le véritable problème n’était même pas le baiser avec Blanche. On avait déjà un problème qu’il fallait régler ; après on a dû se séparer. J’ai continué ma route, elle a continué sa route.

Qu’est ce qui justifie le choix du style que vous utilisez dans vos textes ?

Ma première cible est camerounaise. Si tu ne te fais pas respecter chez toi d’abord c’est mort, tu ne vas pas commencer à calculer les autres si tu ne touches pas tes gens. J’ai dû faire une introspection quand je commençais parce que je ne rappais pas comme ça à la base. J’avais plus un style français. Ce sont les proches qui ont attiré mon attention « ce que tu fais est bien mais essaye de faire quelque chose dans lequel on va se retrouver nous tous ». C’est de là que j’ai commencé à revoir mes priorités et tout. Qui est-ce que je cherche à cibler véritablement et la réponse a été claire : les camerounais d’abord.

J’ai commencé avec « Panthère » pour essayer de voir ce que ça pouvait donner et ça a marché. Le titre « Panthère » m’a permis de faire le tour du Cameroun. J’ai donc continué comme ça, j’ai adopté cette identité pour me faire un nom. Je suis resté dessus depuis 2013 jusqu’aujourd’hui. C’est ma marque de fabrique.

C’est votre marque de fabrique certes mais est-ce que vous envisagez changer si le besoin se posait ?

Quand tu es artiste tu es appelé à explorer de nouveaux horizons, à te diversifier donc c’est ce que je fais à chaque fois j’essaye de me réinventer pour apporter quelque chose de nouveau au public. Dans cet album notamment vous verrez un tout autre Mink’s que vous n’avez jamais connu et j’espère que ça plaira au grand public.

Être un personnage public n’est sûrement chose aisée. Qu’est-ce qui est le plus difficile à être Mink’s ?

Tu n’as plus de vie, c’est-à-dire que tu ne peux plus sortir et aller acheter le pain à la boutique comme tout le monde sans que les gens ne te calculent. Mais parfois on a aussi besoin de ça (rires), genre tu marches tu arrives quelque part où on ne te calcule même pas et tu te dis « euil on ne me regarde même pas ici » (rires). C’est vrai que des fois ça dérange mais après quand tu te rends compte que c’est ça que tu as choisi tu es obligé de le faire ; même s’ils viennent 3000 faire les photos je serai fatigué mais je vais seulement faire ; c’est eux qui m’ont fait ; c’est mes fans et je leur dois bien ça. Je ne pense pas que je serai capable de leur rendre ne serait-ce que la moitié de ce qu’ils m’ont déjà apporté depuis le début de ma carrière.

Que devient le licencié en transport en logistique et transport ?

Il chante (ries). Mais si j’entre dans une société maintenant et on me pose les questions sur ce que j’ai appris à l’école tu vas voir que je suis très calé. J’ai juste fait un choix parce que la musique c’est un métier qui me tient à cœur. Je voulais d’abord faire ce que j’aime. J’avais dit à mes parents que je veux chanter… Je me sens à l’aise quand je chante, ça me permet de m’exprimer et de découvrir une autre facette de moi. C’est vrai que ce n’est pas à long terme mais on fait le temps que ça marche encore, on est là.

Et les parents le prennent bien ?

Au départ c’était compliqué parce que généralement pour les parents c’est les études donc Dieu merci j’ai réussi à obtenir ma licence en logistique et transport ; maintenant j’ai le feu vert. Mes parents c’est mes premiers fans ; ils sont toujours les premiers à écouter mes sons avant que ça ne sorte…

Remplir le palais des sports de Yaoundé est devenu un défi à la mode dans la sphère musicale au Cameroun. Parmi vos projets vous y avez également pensé ?

Oui c’est en projet. On y travaille mon équipe et moi. J’ai de grosses structures derrière moi : Ach4Life, Empire, Universal. Je crois en 2020 je ferai un concert grand public.

Parlant de « Universal Music Africa »  vous avez récemment signé avec eux comme plusieurs autres artistes. Cette signature ainsi que celle des autres a fait des choux gras sur la toile et suscité des débats sur les véritables intentions de cette major vis-à-vis des artistes que vous êtes. Qu’en est-il réellement ?

Lire aussi l’interview avec le chanteur et producteur Salatiel

Avant toute chose Universal c’est une major, une major ce n’est pas rien et chacun a son destin entre ses mains. Pour évoluer il faut faire des choix, il faut faire des sacrifices donc j’ai fait un choix de m’allier à Universal et je les remercie déjà de m’avoir donné la chance de faire partie des leurs. Maintenant le contrat entre Universal et moi est un contrat de distribution et de licence. Au départ j’étais avec Ach4Life, moi je chante et il s’occupe de positionner ma musique  mais on s’est rendu compte qu’à nous seuls on ne pouvait pas si on veut toucher un large public La première chose qu’on a dû faire c’est de s’associer avec « Empire » et on est ensemble jusqu’aujourd’hui. Aujourd’hui il y a Universal qui s’est rajouté et il a un bras plus long que le nôtre on ne va pas se mentir, ils peuvent te permettre d’être diffusé où tu ne peux pas arriver à être diffusé donc on a saisi cette opportunité.

Après s’il arrive que ça ne se passe pas comme prévu au moins tu auras à tirer des choses positives à l’intérieur. J’ai pris cet engagement de faire cette aventure avec eux et j’en suis fier parce que c’est mon choix.

En dehors de vos chansons est-ce qu’il vous arrive d’écouter d’autres artistes ?

Je suis tout le monde. On se suit nous tous ; il n’y a pas un artiste-là qui va te dire qu’il ne suit personne. On se suit, tout le monde se surveille (rires). Moi j’écoute tout le monde.

Quel est votre coup de cœur au Cameroun en ce moment ?

J’aime bien « L’argent » de Blanche Bailly.

Pour sortir de cet échange quel est le meilleur souvenir que vous gardez de votre courte carrière pour l’instant ?

Je dirais mon accueil en Centrafrique. On avait un spectacle en Centrafrique en 2017. La chaleur que les centrafricains m’ont donné le jour-là c’est un truc qui m’a marqué. Tu sais que tu viens de ta petite chambre à Bonamoussadi et aujourd’hui tu es devant les gens qui chantent tes chansons comme ça… Ils chantaient, pas le genre que tu fais un concert un moment ils sont calmes, après dès que le son qu’ils aiment revient après ils recommencent à chanter… Tu es fatigué sur la scène mais tu dis je vais continuer donc c’était quelque chose qui m’a vraiment marqué.

 

Propos recueillis par le Réseau des Journalistes Culturels du Cameroun et retranscrits par Colbie MEDJOM

Visuel réalisé par le partenaire TN Management

Follow and share if you liked
error0

Colbie Medjom

Next Post

Echos de la RECAN 2019 à Douala: Le pôle arts cinématographiques clôture après l’heure

mar Oct 22 , 2019
C’est quelques semaines après la Rentrée Culturelle et artistique du Cameroun (RECAN) que le pôle arts cinématographiques et audiovisuel du Littoral a procédé à la clôture de ses activités. C’était Samedi 20 octobre au cours d’une rencontre à la maison des jeunes et des cultures de Newbell. L’articulation majeure […]

Archives

Follow by Email
Facebook
Facebook
Instagram0