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Projet 4*4 : Les photographes camerounais en proie à une visibilité internationale

Le 12 Janvier dernier, l’Institut Français de Yaoundé était le siège du vernissage de l’exposition photographique « Fabriquer les regards » au cours duquel une vingtaine de photographes camerounais ont exposé des séries de photos chacune basée sur une thématique précise. Le projet intitulé « Projet 4*4 », est arrivé à la fin de sa phase pilote après 10 mois d’intenses activités autour de l’art visuel qu’est la photographie.

En effet pendant plusieurs mois, professionnels, semi-professionnels et amateurs retenus pour le « Projet 4*4 » ont reçu des connaissances et astuces tant sur le plan théorique que pratique sur la photographie. Ces ateliers étaient axés sur les généralités de la photographie, les basiques et évolution de la photographie, la photographie de reportage, la photographie d’événement et la rédaction des projets de création entre autres. Et pour les animer, nous pouvons citer des grands noms de la photographie tels que Sarah Tchouatcha, Hugo Bébé, Fabrice Ngon, William Nsai, et Alain Ngann. L’exposition « Fabriquer les regards » vient donc clôturer une longue période de réflexion sur la photographie en mettant en scène 29 expositions sur des thèmes tels les violences faites aux femmes, le tatouage, l’environnement, et le commerce de la rue.

Par ailleurs le « Projet 4*4 » est mis sur pied par ses organisateurs dans le but de répondre à une préoccupation existentielle, notamment l’absence des photographes camerounais sur la scène internationale qui d’après l’administratrice du projet Betina Pouassom se traduit par le fait que les œuvres photographiques ont des lacunes et l’absence des plateformes d’exposition au Cameroun. Les formations qu’on suivies les participants visaient à cet effet à les former et créer un pôle de la photographie au Cameroun, ceci dans l’optique de les préparer pour la conquête du monde extérieur au travers des festivals et autres séances pratiques hors des frontières camerounaises. « La jeunesse camerounaise c’est une jeunesse qui a du potentiel, mais c’est une jeunesse qui est mal organisée… Ce que nous on a voulu faire c’était de prendre les jeunes et leur apprendre comment faire la photographie, comment vivre de la photographie ». Explique le coordonnateur du projet Rodrigue Mbock.

La première phase pilote du Projet 4*4 terminée, le regard est désormais tourné vers l’avenir dans l’espoir du lancement d’une nouvelle phase de formation, mais en attenant les photographes formés au cours de cette édition inaugurale ont été appelés au soir de leur exposition à continuer le travail afin que l’objectif de départ soit entièrement atteint. « Que ces photographes ne dorment pas sur leurs lauriers…Mais qu’ils se disent que c’est le début d’une vraie réflexion sur leur volonté de faire la photographie en tant que professionnel ». A conseillé le plasticien et commissaire des expositions Landry Mbassi.

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Colbie Medjom

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