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Six camerounais formés en écriture et réalisation documentaire

Sous la coordination du cinéaste Jean-Marie Teno, six jeunes camerounais ont été sélectionnés et accompagnés pendant la conception et la production d’un court métrage documentaire. La formation qui s’est déroulée de septembre à novembre 2018 à la Fondation Jean Félicien Gacha à Bangoulap dans le département du Ndé, région de l’Ouest Cameroun a permis aux participants de réaliser des courts métrages sur la valeur du patrimoine camerounais et l’histoire coloniale. Ceci après avoir suivi une formation en écriture et réalisation documentaire.

Leurs films ont été projetés et discutés lors d’une soirée de restitution qui a eu lieu le vendredi 16 novembre 2018 au Goethe-Institut de Yaoundé.

Sous la coordination du cinéaste Jean-Marie Teno, six jeunes camerounais ont été sélectionnés et accompagnés pendant la conception et la production d’un court métrage documentaire. La formation qui s’est déroulée de septembre à novembre 2018 à la Fondation Jean Félicien Gacha à Bangoulap dans le département du Ndé, région de l’Ouest Cameroun a permis aux participants de réaliser des courts métrages sur la valeur du patrimoine camerounais et l’histoire coloniale. Ceci après avoir suivi une formation en écriture et réalisation documentaire.

Les différents films réalisés ont été projetés et discutés lors d’une soirée de restitution en fin de semaine dernière à Yaoundé. « Mon regard après la soirée de projection est double. Il s’agit de voir continuer une initiative qui a commencé l’année dernière et qui se poursuit. On est dans un pays où les initiatives surtout culturelles ont du mal à se perpétuer. J’ai aussi apprécié la qualité des films qui ont été projetés. Parce que le temps qui a été mis pour ce travail et le résultat obtenu nous pousse à saluer à la fois l’organisateur  et les jeunes réalisateurs car il est incroyable de faire ce travail en deux mois vu la qualité et la pertinence des sujets », a déclaré Parfait Tabapsi, directeur de publication du journal Mosaïques à la fin de la restitution.

Dans la même veine, il a salué l’intérêt des femmes pour le cinéma. « Nous remarquons aussi que parmi les six participants, il y avait quatre femmes. C’est un élément très important parce qu’au regard du nombre de réalisation cinématographique au Cameroun, il y a plus d’hommes que de femmes », précise Parfait Tabapsi.

Amener les jeunes à regarder autour d’eux

La formation qui s’est déroulée pendant deux mois avait pour  objectif apprend-on d’une part de former de jeunes camerounais aux métiers du cinéma documentaire, et d’autre part de produire des documentaires sur des questions de patrimoine au Cameroun. « Depuis plus d’un demi-siècle, le cinéma documentaire en Afrique a souvent été un outil de divertissement, de manipulation et parfois de propagande plutôt qu’un instrument pédagogique au service de la réappropriation et de la préservation du bien commun qu’est le patrimoine. Le documentaire, avant garde du cinéma, qui souvent précède et valide les œuvres de fiction de qualité, trouve dans la rencontre avec le patrimoine, le terreau sur lequel peut éclore une pratique documentaire originale susceptible d’offrir au monde des visions alternatives aujourd’hui », précisent les organisateurs de la formation.

Pour Jean Marie Teno qui coordonne le projet en partenariat avec  le Goethe-Institut Kamerun, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), les Films du Raphia et la Fondation Jean-Félicien Gacha, l’objectif de la formation était d’amener les jeunes à regarder autour d’eux et de les former au cinéma documentaire. « En effet, j’ai rencontré beaucoup de jeunes qui avaient un master, en production et en réalisation documentaire, et qui le plus souvent n’avaient même jamais fait un film. Et c’est pourquoi j’ai pris l’initiative de former tous les ans 6 à 7 réalisateurs en partant des thématiques concrètes. C’est-à-dire partir d’une idée, la transformer en un projet de film, faire des scénarios, tourner et monter par la suite », affirme Jean Marie Teno.

Il souligne par ailleurs qu’à travers cette initiative, il entend contribuer à sortir le Cameroun de l’enfermement intellectuel dans lequel il est depuis trop longtemps. «  Comment peut-on continuer à dispenser  des enseignements théoriques dans un pays où il y a tout à faire. A travers la formation qui vient de se dérouler nous avons voulu rappeler que nous avons une mémoire, une histoire », précise le réalisateur en 1992 du documentaire intitulé « Afrique, je te plumerai ». Le film évoque les effets du colonialisme et du néocolonialisme au Cameroun.

Satisfaction des parties prenantes

Pour Darice Malabon, l’une des réalisatrices, la formation a été très intéressante. « Dans la première phase de  la formation, nous avons reçu une formation sur comment écrire un scénario. Ensuite nous avons appris comment s’effectue le cadrage, comment faire des interviews etc…Après cette phase, nous avons fait la descente sur le terrain proprement dite. Après avoir capté tous les images et faire des interviews, nous sommes rentré finaliser le film. Voilà de manière ramassé comment s’est déroulé le travail. Ce que nous avons vécu était tout simplement exceptionnel », relate Darice Malabon.

« La formation s’est bien déroulée. On était ravi de découvrir les jeunes camerounais passionnés de cinéma. On est ravi de la façon donc les choses se sont passées et on sera davantage ravi d’accueillir de nouveau cette résidence. On a beaucoup d’espoir  pour le futur et on y travaille  à différents niveaux et à des niveaux particulièrement importants », souligne Bruno Reguet, directeur adjoint de la Fondation Jean Félicien Gacha qui a accueilli les jeunes pendant deux mois.

                                                                                                         Hervé Fopa FOGANG, Quotidien de l’Economie

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La rédaction

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